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La Colombie: ses richesses, sa culture: une aventure! Colombia: sus riquezas, su cultura: una aventura!

30 Jan

Footballistiquement vôtre/Hablando de futbol para ustedes

Publié par Gourmel Rémi  - Catégories :  #Millionarios

Footballistiquement vôtre/Hablando de futbol para ustedes

Janvier en Colombie est le mois parfait pour les amateurs de football. Quoi de mieux que d’assister à la final de la SuperLiga Colombienne, de se plonger dans un vrai univers de ferveur et d’encouragement, dans un monde à part le temps d’un match ?

Hasard du calendrier ou coup de chance, cette année la finale de la Super Ligue Colombienne de football, opposant le vainqueur de la première partie de la saison (Tornero Apertura) à celui de la deuxième (Torneo Finalizacion) se déroulait à Bogotà, au Campin. « Pourquoi ?» , me direz-vous. Tout simplement car les deux vainqueurs du championnat colombien de cette année s’appellent l’Indepediente Santa et Los Millonarios. Des noms peu parlant je dois l’avouer, mais le plus important réside dans le fait que le derby de la capital atteint les Bogotanais : un choc qui va diviser, unir, désunir, susciter passion et illusion mais aussi tristesse et déception. L’évènement de cette semaine, à ne manquer sous aucun prétexte, c’est cette rencontre qui aura lieu sous leurs yeux, sous mes yeux.

Footballistiquement vôtre/Hablando de futbol para ustedes

Jeudi 24 janvier

C’est avec surprise que j’apprends qu’une rencontre doit se dérouler incessamment sous peu, on me parle de Super Liga, des Millonarios et de Santa Fé, d’un Clasico : « oui, pourquoi pas ». Un peu hors du sujet mais ayant vraiment envie d’aller au stade, je fais le maximum pour obtenir ma place, quatre jour avant le grand match. Aucun doute, la France est bien loin, la ligue 1 aussi, acheter un ticket est bien moins douloureux pour le porte-monnaie : le prix est plus qu’abordable pour un match de ce niveau, comptez 50 000 pesos (23€) pour une place près du terrain et une vue précise sur la pelouse et les joueurs.

Avant de m’en aller pour le stade, on me dit bien « Ne portes pas de rouge ni de Bleu » (couleurs respectives de Santa Fé et des Millionarios). Heureux, excité, impatient (je vous laisse choisir le mot qui convient), je prends le bus, encore plus rempli que d’habitude, il est 18h mais ce soir c’est le grand soir. La station de bus du stade est entourée de policiers, on voit des gilets jaunes fluo de toutes parts, la sécurité est à son paroxysme. Trois fouilles successives sont nécessaires pour rentrer dans le stade. Bien sûr chaque tribune possède encore une fois un nombre incalculable d’agents de sécurité.

Etre entourés de supporters des Millionarios, voir toutes les tribunes ou presque décorées en bleu et blanc mais être avec des amis en faveur de Santa Fé a sa part de comique : pas ou peu de chants pour eux, un regard presque stoïque, aucun cri mais un silence quasi de marbre. Oui, il ne vaut mieux pas se risquer à pousser la chansonnette quand la grande majeure partie des billets est vendue aux supporters de l’équipe adverse.

Avant le début de la partie retentit l’hymne national colombien, je tourne la tête de gauche à droite, chacun chante…sauf moi, je ne connais pas les paroles, je suis Colombien depuis seulement un mois, il ne faut tout de même pas exagérer. S’ensuit l’hymne de Bogota durant lequel, étrangement, chacun tend son bras vers l’avant, fait un rond avec son pouce et son index et chante là encore. A défaut une fois de plus de ne pas connaître les paroles, j’imite mes voisins et tend mon bras en faisant un rond avec mes deux premiers doigts.

Petite Parenthèse : cet acte est appelé « Juramento a la bandera » de Bogota autrement dit « Serment au drapeau » rouge et jaune de Bogota.

Le match commence, on saute, on crie, on chante, on entonne les « Hay que saltar, hay que saltar » (« Il faut sauter ») ou les « 1,2,3,4,5 … 14 » (symbole des quatorze titres remportés par les Millonarios), un rythme de salsa retentit dans le stade, les tambours et les maracas rendent le spectacle encore meilleur et plus impressionnant. Aucun doute, l’Amérique Latine est bien la terre du football, l’ambiance le prouve et on en redemande encore. Santa Fé ouvre le score, quelques insultes fusent, étrangement ce sont les mères des joueurs qui sont visées, allez savoir pourquoi. L’entrain repart de plus belle, les supporters tentent le tout pour le tout afin de remotiver leurs joueurs. Une minute plus tard, leurs efforts paient car les Bleus et Blanc égalisent. Ah non, le but est refusé. Ils égaliseront peu de temps après mais les joueurs de Santa Fé prendront l’avantage en deuxième période et remporteront définitivement le match (2-1).

Je ne comprends pas, pas de célébration sur le terrain, pas de coupe, les joueurs s’en vont… rien. Ce n’était pas la finale ? J’apprends enfin avec déception que ce n’était que le match aller et que la revanche aura lieu dimanche dans l’après-midi, que cette fois ci les supporters rouges et blancs seront majoritaires et que surtout, il n’y a plus de billets disponibles. Je me suis depuis ce soir-là découvert une nouvelle passion : me voilà Millonario de cœur et de sang depuis… deux heures, c’est un bon début.

Footballistiquement vôtre/Hablando de futbol para ustedes

Dimanche 27 janvier

Aujourd’hui c’est finalement le vrai grand jour, la vraie finale où tout va se jouer. Dans l’incapacité d’être dans les tribunes je décide de trouver une cafétéria proche du stade pour voir les Millonarios s’imposer (c’est un peu ambitieux mais je l’assume). Aujourd’hui encore pas de folie, je ne me risque pas à porter de vêtements bleus ou rouges. Je porte juste un pull bleu clair, est-ce que cela compte ? A l’approche du Campin, la vague de rouge est intense, depuis le pont rejoignant la station de bus au stade on peut distinguer une fois de plus de nombreux policiers avec ce même gilet jaune fluo et une masse informe de supporters se dirigeant vers les tribunes. Les vendeurs de maillots et autres écharpes se trouvent tous les deux mètres aux abords de l’enceinte, l’ambiance promet d’atteindre son maximum. C’est dans un petit café proche, entourés de supporters de Santa Fé que je verrai les bleus et blancs s’incliner une nouvelle fois (1-0) et laisser pour de bon filer le titre au profit de leurs voisins.

Malgré cette défaite, le football en Colombie vaut vraiment le détour, le spectacle est présent, l’ambiance aussi, le temps passe à une vitesse incroyable, le reste ne compte plus, seul l’instant présent a de la valeur.

 

 

 

 

 

Enero en Colombia es el mes perfecto para los aficionados de futbol. ¿Que podría ser mejor que estar presente en la final de la SuperLiga Colombiana, viajar hacia un real universo de fervor y de ánimo, un mundo diferente durante un partido?

 

Casualidad del calendario o suerte, este ano la final de la Súper Liga colombiana de futbol, oponiendo el vencedor de la primera parte del campeonato (Tornero Apertura) al de la segunda (Torneo Finalización) ,tenía lugar en Bogotá, en el Campin. “¿Por qué?”, me van a preguntar. Tan sencillamente porque los dos ganadores del campeonato colombiano de este año se llaman el Independiente Santa Fe y los Millonarios. Dos nombres que no quieren decir nada para ustedes, lo tengo que admitir, pero lo más importante es que el clásico de la capital alcanza a los Bogotanos: un choque que va a dividir, unir, desunir, crear pasión e ilusión pero también tristeza y decepción. El evento de esta semana que no se puede perder es ese partido que va a pasar ante sus ojos, ante mis ojos.

Footballistiquement vôtre/Hablando de futbol para ustedes

Jueves 24 de enero

Es con sorpresa que me entero de que un partido tiene que ocurrir muy pronto, me hablan de Súper Liga, de los Millonarios y de Santa Fe, de un Clásico: « Si, por qué no? ». Un poco fuera del asunto pero con muchas ganas de ir al estadio, hago lo necesario para conseguir mi boleto, cuatro días antes del partido. No cabe duda de que Francia está lejos, la primera liga francesa también, comprar un boleto es mucho menos dañoso para el bolsillo: el precio es mucho más barato por un partido de este tipo, paguen 50.000 pesos (23€) y estarán muy cerca de la cancha con una vista precisa sobre la grama y los jugadores.

Antes de irme para el estadio, me dicen: « No lleves ropa roja o azul » (colores de los de Santafé y de los Millonarios). Alegre, emocionado, impaciente (les dejo escoger la buena palabra), tomo el bus, mucho más lleno que usualmente, son las 6pm pero esta tarde es el gran momento. La policía es numerosa en la parada del bus cerca del estadio, se ven chalecos amarillos fluorescentes por todos lados, la seguridad está a su clímax. Tres requisas sucesivas serán necesarias para que pueda entrar al estadio. Por supuesto en cada tribuna también hay una cifra incalculable de agentes de seguridad.

Estar rodeado de los hinchas de los Millonarios, ver todas las tribunas decoradas en azul y blanco pero quedarse con unos amigos que prefieren el equipo de Santa Fe da mucha risa: no cantan, no miran nada sino el partido, no gritan pero su silencio se escucha. Claro que es mejor no arriesgarse a cantar cuando la mayor parte de los boletos fue vendida a los aficionados del otro equipo.

Antes de que el partido empiece se escucha el himno nacional colombiano, muevo la cabeza hacia la derecha y hacia la izquierda, cada uno canta…yo no, no conozco la letra, soy colombiano desde un mes, no exageremos. Luego aparece el himno de Bogotá durante el cual, extrañamente, cada uno extiende su brazo hacia adelante, hace un circulo con su pulgar y su índice y una vez más canta. Por supuesto tampoco conozco la letra, imito a mis vecinos y extiendo mi brazo hacia adelante y hago un círculo con mis dos primeros dedos.

Pequeña paréntesis: esta acción se llama el « Juramento a la Bandera » roja y amarilla de Bogotá.

El partido empieza, saltan, gritan, cantan, entonan los “Hay que saltar, hay que saltar…” o los “1, 2, 3,4…14” (símbolo de los catorce campeonatos ganados por los Millonarios), un ritmo de salsa resuena en el estadio, los tambores y las maracas contribuyen a crear un espectáculo más impresionante. No cabe duda de que América Latina es la tierra del futbol, la atmosfera lo comprueba y quiero más. Santa Fe hace un gol, algunas groserías salen, extrañamente las víctimas siempre son las madres de los jugadores, ¿quién sabe por qué? El animó de nuevo esta, los aficionados hacen todo lo que pueden para que los jugadores tengan motivación. Un minuto después, los esfuerzos se notan porque los Azules y Blancos empatan. Perdón, no, el gol está negado. Van a igualar muy poco tiempo después pero los del Santa Fé golearan después del descanso para ganar definitivamente el partido (2-1).

No entiendo, no hay celebración en la cancha, no copa, los jugadores se van…nada. No era la final? Por fin me entero con decepción de qué eso era solamente el partido ida y que la revancha tendrá lugar el domingo por la tarde, que esa vez los aficionados rojos y blancos serán mayoritarios y que sobre todo, ya no hay más boletas disponibles. Sin embargo me encontré una nueva pasión: ahora soy Millonario de corazón y de sangre desde… dos horas, toca empezar con algo.

Footballistiquement vôtre/Hablando de futbol para ustedes

Domingo 27 de enero

Por fin hoy es el verdadero día, la verdadera final durante la cual todo va a pasar. Al no poder estar en las tribunas, decido encontrar una cafetería cerca del estadio para ver a los Millonarios ganar (bueno, es un poco ambicioso pero lo asumo). Hoy, una vez más, ninguna locura, no me arriesgo a llevar ropa roja o azul. Llevo un jersey color azul claro, ¿esto cuenta? Al acercarme del Campin, la ola roja está intensa, en el puente alcanzando el estadio desde la parada del bus, todavía se puede distinguir una cifra importante de miembros de la policía con ese mismo chaleco amarillo fluorescente y una maza sin forma caminando hacia las tribunas. Los vendedores de camisetas y bufandas se encuentran todos los dos metros alrededor del estadio, el ambiente promete de alcanzar su máximo. Finalmente me dirijo hacia un café cercano, en el que, rodeado con algunas hinchas del Santa Fe veré los Azules y Blancos volver a perder (1-0), dejando sus vecinos ganar la copa.

A pesar de esta derrota, el futbol en Colombia realmente vale la pena, el espectáculo está allí, la atmosfera también, el tiempo pasa demasiado rápido, el resto no importa, solo el momento en sí mismo tiene valor.

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